Arrêté par le FBI, il s’en prend à Microsoft !

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Arrêté par le FBI pour détention d’armes prohibées, il décide de porter plainte contre Microsoft, estimant que la firme de Redmond n’a pas su garantir la confidentialité de ses informations personnelles. Michael Alan Crooker s’insurge que les agents fédéraux aient pu consulter l’historique de sa navigation sur le Web ainsi que ses fichiers Internet temporaires après avoir saisi son ordinateur.

En juin 2004, le FBI (Federal Bureau of Investigation) perquisitionne le domicile de Michael Alan Crooker, soupçonné de s’être fait livrer une arme à feu non autorisée dans son état de résidence. Les agents y découvrent du matériel suspect pouvant être associé à la confection de bombes artisanales. Ils décident donc fort logiquement de saisir armes et outillages divers, ainsi que l’ordinateur du maître des lieux. Protégé par différents dispositifs de chiffrement, ce dernier ne livre ses secrets qu’après être passé entre les mains d’une section spécialisée du FBI.

Le Bureau découvre alors un certain nombre de documents personnels comme des photos de famille ou des dossiers médicaux ainsi qu’une vidéo à caractère pornographique montrant les ébats de Michael Alan Crooker avec sa femme. Enfin, ils accèdent aux fichiers Internet temporaires de la machine, qui révèlent que l’individu s’adonne à la fréquentation de sites à caractère sexuel. En soi, l’activité n’a rien de répréhensible au regard de la loi, mais pourrait peser dans la balance à l’occasion d’un procès.

Michael Alan Crooker s’estime donc lésé. Il explique avoir acheté son ordinateur, un Compaq, en 2002, dans une boutique où les vendeurs lui ont garanti la sécurité du système, notamment grâce au système de sécurité Drivelock qui permet de verrouiller les contenus stockés sur le disque dur tant que le mot de passe valide n’est pas saisi. Quelques mois plus tard, Crooker porte plainte contre Hewlett-Packard (Compaq) et Circuit City, le distributeur chez qui il a acheté sa machine. La plainte est finalement rejetée en mai 2006, faute de dossier correctement rempli.

Aujourd’hui, Crooker s’est trouvé une nouvelle tête de Turc : Microsoft. Dans une nouvelle plainte, il explique avoir paramétré le navigateur Internet Explorer de façon à ce que son historique de navigation et ses fichiers temporaires soient effacés tous les cinq jours. Le FBI ayant pu accéder à des fichiers remontant à plus de cinq jours avant son interpellation, il estime que Microsoft n’a pas rempli son contrat et n’a pas su lui donner les moyens de protéger sa vie privée, alors que ses possibilités sont clairement mises en avant dans certaines communications de l’éditeur. Actuellement emprisonné dans le Connecticut, il poursuit Microsoft en attendant que débute son propre procès et réclame la bagatelle de 200.000 dollars en guise de dommages et intérêts. Il précise par ailleurs avoir réussi à passer un accord avec HP et Circuit City concernant sa précédente plainte.

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