Changement de politique chez Microsoft

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Quitte à ce que vous piratiez des logiciels, Microsoft préfère que vous utilisiez ses propres produits, a récemment expliqué Jeff Raikes, président de la division Affaires de Microsoft. Surprenante déclaration de la part d’une société qui consacre d’importants moyens à endiguer la contrefaçon de ses logiciels ? Peut-être pas, dans la mesure où le piratage massif des Windows et autres Office favorisent la pénétration de ces derniers dans le marché.

« S’ils doivent pirater des logiciels, nous préférons que ce soit les nôtres plutôt que ceux de quelqu’un d’autre », déclarait la semaine dernière Jeff Raikes à l’occasion de la conférence Morgan Stanley. Bien que par certains aspects, le piratage de ses logiciels desserve l’éditeur, il en favorise dans le même temps l’adoption. En utilisant des logiciels contrefaits, certains consommateurs découvrent les produits Microsoft et pourraient ensuite être tentés de se diriger vers des versions légales, ce qu’ils n’auraient peut-être pas fait s’ils n’avaient pas eu la possibilité de les essayer, puis de s’y habituer.

« Sur le long terme, il est essentiel d’avoir une large base de gens qui utilisent nos produits », explique Raikes. « Avec le temps, vous essayez ensuite de les amener à acheter le logiciel ». Le directeur de la division Affaires de Microsoft explicite ainsi la politique mise en place par Microsoft avec des logiciels comme Windows Genuine Advantage, dont l’objectif n’est pas tant d’empêcher l’utilisateur de profiter de produits contrefaits que de l’amener vers l’acte d’achat.

Autrement dit, la lutte contre le piratage doit être conduite de façon mesurée, de façon à ne pas perdre l’importante base d’utilisateurs qui assure la démocratisation d’un logiciel. Microsoft réfléchit par ailleurs à la mise en place de nouvelles méthodes de distribution de ses produits, afin d’inciter certaines populations de consommateurs à régulariser leur situation, comme le « logiciel à la demande », un modèle avec lequel le client Microsoft ne paierait qu’en fonction de son utilisation réelle de ses logiciels.

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