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lundi, septembre 18 2006

Google News s'ouvre à 200 ans d'histoire

Alors que le moteur de recherche d'actualités Google News ne retourne traditionnellement que les informations parues dans les trente jours qui précèdent la requête, la firme de Mountain View vient de dévoiler une fonctionnalité baptisée Google Archive Search permettant de remonter non plus trente jours, ni même trente ans, mais deux cents ans en arrière !

De grands quotidiens anglo-saxons comme le New-York Times, le Guardian, le Times, le Washington Post ou le Wall Street Journal, ont accepté de mettre tout ou partie de leurs archives à disposition du moteur de recherches. Google s'est également adressé à certains services spécialisés dans la numérisation et l'archivage de la presse, qui proposent leurs services - payants - sur Internet comme Factiva, AccessMyLibrary.com ou Fastcase. L'index ainsi constitué par Google remonte jusqu'au premier quart du XIXe siècle. Il intègre par ailleurs certaines archives d'actes notariaux qui feront la joie des généalogistes en herbe.

Le service est disponible en plusieurs langues, mais les résultats d'une recherche en français ne sont pas pertinents pour des requêtes qui ciblent la période antérieure à l'an 2000. Les résultats peuvent être compulsés comme une suite de propositions classées par pertinence, mais il est également possible de les ranger par ordre chronologique, ce qui peut se révéler pratique pour comparer le traitement d'un sujet à différentes époques.

Si l'accès au service de Google est gratuit, la consultation des contenus antérieurs à l'avènement du Web ne l'est que rarement. Il faudra généralement compter entre deux et dix dollars pour accéder à la version numérique d'un quotidien américain du début du siècle dernier. Google Archive Search complète le modèle d'organisation du savoir déjà déployé par Google avec son programme de numérisation et de consultation de livres en ligne (Google Book Search) ou son service de recherche et de consultation des manuels scolaires (Google Scholar). Archive Search a d'ailleurs été développé par l'auteur de Google Scholar, Anurag Acharya.

Google a par ailleurs récemment mis en place une fonctionnalité permettant de télécharger gratuitement, au format PDF, des copies (parfois mal scannées) d'ouvrages tombés dans le domaine public (voir Google Book : livres libres de droit en .pdf). De son côté, la Bibliothèque nationale de France propose depuis quelques mois sur son site Gallica de consulter en ligne les archives de la presse française du XIXe siècle. Gallica représente une bonne part de la contribution française au projet de Blibliothèque numérique européenne (BNE), qui prévoit la numérisation de six millions d'ouvrages d'ici 2010. Il n'est toutefois pas certains que les délais soient tenus, notamment parce que les questions relatives au droit d'auteur ralentissent les processus. Sans aller jusqu'à bafouer la propriété intellectuelle comme l'a fait Google dans certains cas, peut-être les institutions européennes devraient-elles s'inspirer de certaines des méthodes employées par ce dernier ?

Google recherche documentalistes bénévoles

Champion des algorithmes de recherche, Google sait également faire appel aux humains pour enrichir son index. Après Google Answers, une base de connaissances où ce sont les internautes eux-mêmes qui proposent des réponses aux requêtes, le portail américain lance "Google Image Labeler", un jeu où les internautes sont sollicités pour décrire une image et lui associer des mots-clef.

Contrairement à Google Answers où les contributeurs peuvent gagner quelques dollars, Image Labeler repose sur le principe de la compétition entre deux internautes. En 90 secondes, les deux participants voient défiler une série d'images et doivent proposer un maximum de mots-clef décrivant ce qu'ils voient à l'écran. Chaque contribution permet de gagner des points et les meilleurs contributeurs apparaissent sur le site de Google.

Tout comme Yahoo avec les tags de FlickR, ce petit jeu est surtout une excellente affaire pour Google qui dispose ainsi d'une armée d'internautes bénévoles pour compléter sa base d'images, estimée à 1 milliard d'objets, et représentant déjà 10% de son audience.

L'indexation des images et plus tard des vidéos reste en tout cas une question stratégique dans l'univers des moteurs de recherche. Après avoir été suspecté d'avoir racheté Riya en novembre 2005, Google a mis la main en août dernier sur Neven Vision, dont la technologie de reconnaissance d'images devrait à terme enrichir Picasa, le logiciel de gestion d'images de Google.

Google Image Labeler

Google : la publicité ciblée va passer à l'audio ?

Révolution dans la communication ? Après l'introduction d'AdSense, permettant d'afficher des publicités contextuelles dans les pages web, blogs et autres courriers électroniques, le journal Technology Review, affirme que Google travaillerait sur une déclinaison « audio » de sa technologie.

Pensée pour diffuser une publicité audio contextuelle dans un flux radiophonique ou un podcast, la technologie de Google serait également capable de s'appuyer sur le microphone d'un ordinateur pour écouter l'environnement sonore d'un internaute et afficher une publicité contextuelle sur son écran. Le journal évoque les travaux de Peter Norvig, directeur R&D de Google, qui aurait présenté en juin dernier cette application lors d'une conférence européenne.

Champion du marketing à la performance et plus particulièrement des liens sponsorisés, qui lui ont rapporté plus de 2.5 milliards de dollars sur le seul second trimestre 2006, Google ne cache en tout cas plus ses ambitions dans l'univers de l'audiovisuel. En 2005, le groupe s'est porté acquéreur de la régie radio dMarc BroadCasting et son PDG, Eric Schmidt, a récemment fait sensation en qualifiant la publicité TV de "ringarde".

Capable d'afficher des publicités ciblées en fonction d'un flux audio ou télévisé, la technologie de Google inquiète en tout cas les journalistes du webzine TheRegister, qui craignent que ce dernier s'appuie sur des conversations privées pour afficher ses bannières. L'insertion de publicités adsense dans Gmail avait suscité de nombreuses critiques. Deux ans après cette affaire houleuse, Google n'a pas changé de modèle économique et l'analyse des mails continue à être pratiquée dans les boîtes de mails « Gmail » de nombreux internautes ignorant les pratiques de la firme au grand G...

vendredi, septembre 1 2006

Accord Google/eBay pour la pub hors Etats-Unis

Google, numéro un mondial de la recherche en ligne, et eBay, numéro un mondial de la vente aux enchères sur Internet, viennent d'annoncer la signature d'un accord concernant la gestion de la publicité liée à la recherche textuelle sur les sites de ce dernier dans le monde, Etats-Unis exceptés. Par ailleurs, les deux sociétés ont fait part de leur intention de développer conjointement le modèle du « click to call » pour leurs deux logiciels Google Talk et Skype.

Le principe de ce système est, rappelons-le, de permettre à l'internaute d'entrer en contact téléphonique direct avec un annonceur en cliquant sur une réclame, les éventuels frais de la connexion pouvant être assumés par le prestataire des publicités en cas de connexion sur une ligne téléphonique traditionnelle.

A l'exception d'eBay Etats-Unis, associé aux publicités fournies par Yahoo! depuis le mois de mai, l'ensemble des sites nationaux d'eBay devrait donc bientôt arborer des publicités textuelles émanant de la régie Google AdWords. Au niveau des modalités financières de l'accord, les deux sociétés se sont contentées d'indiquer qu'elles procéderaient à un partage des recettes, sans plus de précision.

Google

dimanche, août 27 2006

Google ouvre Writely

En mars dernier, Google s'était offert Writely, un service de traitement de texte dont la particularité est de permettre un travail collaboratif et en ligne. Ne nécessitant rien d'autre qu'un simple navigateur Web, Writely permet à une ou plusieurs personnes de créer, modifier, partager et publier des documents. Writely est une application Ajax. Il gère les documents Word et permet de sauvegarder et d'exporter dans les formats Word, text, RTF, HTML et PDF. Il permet également d'insérer des images aux formats Gif, PNG, JPG et BMP.

Au moment du rachat, Writely avait été contraint de suspendre les inscriptions à son service, de façon à permettre au transfert vers les serveurs de Google de s'opérer dans de bonnes conditions. C'est donc chose faite depuis quelques jours, et tout le monde peut à nouveau bénéficier de ce service particulièrement utile en cette période de congés où l'on laisse derrière soi son PC de bureau. Ces quelques mois de migration ont été également mis à profit pour ajouter de nouvelles fonctions, comme l'édition de billets vers des services de blogs compatibles tels le Blogger de Google.

L'inscription est très rapide puisqu'il suffit d'entrer une adresse mail pour devenir utilisateur et débuter une session. Une page d'aide en français reprenant les principales fonctions du service est accessible depuis cette page:

http://www.writely.com/

jeudi, août 24 2006

Google signe un accord à 900 millions avec MySpace

Google vient de s'assurer l'exclusivité de la recherche et des publicités sur le portail MySpace et un certain nombre d'autres sites détenus par Fox Interactive Media (News Corporation). Ce partenariat, qui durera trois ans, implique une obligation de résultat pour les deux parties. Google s'engage à verser un revenu minimum de 900 millions de dollars à Fox Interactive Media qui de son côté devra parvenir à stimuler son audience au delà des limites imposées par l'accord.

Ce contrat est une victoire pour Google qui dame le pion à ses concurrents Microsoft et Yahoo!, et s'assure les contrats publicitaires associés aux quelque 52,3 millions de visiteurs de MySpace (chiffres ComScore). Selon les modalités de l'accord, qui débutera en octobre prochain pour prendre fin en 2010, Google placera ses liens sponsorisés sur les pages de résultat de recherche MySpace, ainsi qu'au sein du contenu des pages du portail. MySpace conservera toutefois l'usage des bannières, qu'il s'engage à céder à la régie publicitaire de Google si elles ne sont pas vendues.

Outre MySpace, la recherche et les publicités Google devraient prochainement rejoindre une bonne partie des sites Fox Interactive Media et notamment ceux consacrés aux jeux vidéo comme IGN, Gamespy ou Teambox.

mercredi, août 2 2006

Google Code héberge des projets open source

Google souhaiterait-il faire de l'ombre à SourceForge ? Le numéro un mondial des moteurs de recherche a profité hier de l'O'Reilly Open Source Convention, qui se tient à Portland, Etats-Unis, pour annoncer son intention de se lancer dans l'hébergement de projets open source sur son portail Google Code, destiné au développement d'interfaces de programmation (API) et d'outils dédiés à l'intégration des services Google.

Greg Stein, ingénieur chez Google et président de la fondation Apache, indique que l'objectif du moteur n'est pas de concurrencer SourceForge mais de voir comment Google peut proposer une alternative en utilisant les moyens dont il dispose. Muni d'un compte Gmail, n'importe quel développeur pourra donc prochainement héberger son projet open source sur Google Code. Il y trouvera un espace de travail en ligne, un outil de gestion des versions, un outil de rapport et pourra profiter des listes de diffusion Google Groups. Contrairement à SourceForge, Google Code ne permettra pas, du moins dans un premier temps, l'hébergement des fichiers.

Pour être inscrit sur le Google Code, un projet open source devra impérativement répondre à l'une des licences suivantes : Apache, Artistic, GNU General Public License (GPL), Lesser General Public (LGPL), Mozilla License, BSD, ou MIT. Volontaire, cette restriction a pour objet de limiter les projets aux licences les plus populaires et les plus fiables, indique Google.

vendredi, juillet 14 2006

Etats-Unis : eBay dit non à Google Checkout

Discrètement, le géant de la vente aux enchères eBay a mis à jour cette semaine les conditions d'utilisation de son service. C'est tout particulièrement la page liée aux moyens de paiement autorisés pour les transactions sur sa plateforme qui est concernée. On découvre, dans la version mise à jour, que Google Checkout, le récent moyen de paiement en ligne mis au point par la firme de Mountain View, n'est pas le bienvenu. Les contrevenants risquent un certain nombre de sanctions, comme la perte du statut de « Power seller » pour les professionnels ou, plus ennuyeux, la suspension pure et simple du compte eBay. Y aurait-il un quelconque rapport entre cette interdiction d'utiliser Checkout et le fait que Paypal soit la propriété d'eBay ?

Du côté d'eBay, on explique qu'on ne peut faire confiance qu'à des moyens de paiement ayant fait leur preuve et garantissant un haut niveau de fiabilité, comme Paypal par exemple. « Ces conditions sont faites pour assurer la promotion d'un commerce en ligne sûr et pour encourager des moyens de paiement sûrs, simples à utliliser, fiables et offrant un haut niveau de protection pour les utilisateurs », peut-on lire sur le site d'eBay. Sous-entendu : Google Checkout vient de faire son entrée sur le marché et le système est bien trop jeune pour que l'on puisse affirmer qu'il ne présente aucune faille.

Chez Google, on explique que ce n'est pas parce que Checkout n'a été lancé que la semaine dernière qu'il n'a pas fait ses preuves. Selon la coutume, les services de Google commencent leur existence par une longue période de test mais, explique un porte-parole, « Checkout n'est pas en version bêta » et le moteur de recherche possède selon lui une grande expérience en matière de paiement en ligne, notamment grâce à ses services publicitaires ou à Google Video.

vendredi, juin 16 2006

Google lancerait son Paypal à la fin du mois

Cela fait près d’un an qu’on prête à Google l’intention de proposer un service de paiement en ligne similaire à PayPal. Or, on murmure dans les travées de Wall Street que le géant de l’Internet lancera ce service à la fin du mois.

Jordan Rohan du cabinet « RBC Capital Markets » écrit dans une note adressée à ces clients que Google lancera Gbuy le 28 juin prochain. Ce service comparable à PayPal, propriété d’ebay, permettrait d’envoyer et de recevoir des paiements et de facturer un transaction. Les personnes qui mettent des objets en vente sur Google Base, une base de données géante de Google, pourront utiliser Gbuy, moyen de paiement qui sera également proposé aux petits sites de commerce électronique. D’après l’analyste, le service sera totalement gratuit durant la phase de lancement puis Google prélèvera 1,5 à 2 % sur chaque transaction, soit un peu moins que Paypal. GBuy pourrait devenir populaire chez les petits revendeurs en ligne soucieux de trouver un mode de règlement moins coûteux que la carte de crédit.

Le lancement Gbuy marque le début d’une bataille entre Google et ebay, puisqu’en associant Google Base à un système de paiement en ligne Google vise sans conteste la plus célèbre des places de marché en ligne que constitue ebay. ebay a ouvert le feu le mois dernier en annonçant une alliance avec Yahoo. Selon les termes de l’accord conclu par les deux compagnies, Yahoo fournira le service PayPal sur ses sites Web, tandis qu’en échange, ebay affichera de la publicité de Yahoo.

ebay fait mine de ne pas s’inquiéter et apparaît même plutôt serein. Une porte-parole de la compagnie a déclaré que tout au long de son existence Paypal a dû faire face à la concurrence, mais qu’avec 105 millions de comptes « nous sommes bien positionnés ».

Suivre les acheteurs à la trace grâce à Gbuy

Ce service de paiement pourrait fournir à Google des données (heures les plus propices à l’achat, produits les plus populaires…) qui lui permettront d’améliorer son ciblage publicitaire, estime un analyste qui prédit que « Gbuy a le potentiel pour devenir aussi important pour Google que les services Google Map et Google News »

mercredi, mai 24 2006

Google va se mettre à la publicité vidéo

Google, numéro un mondial des moteurs de recherche, devrait commercialiser cette semaine des publicités vidéo sur Internet, dans le but de renouveler l'intérêt des annonceurs pour ses services. Pour l'instant, le géant de Mountain View se contente de texte, d'images ou de bannières flash. L'utilisation de la vidéo en publicité n'est pas fondamentalement nouvelle sur Internet, mais l'arrivée d'un géant tel que Google est loin d'être anodine, d'autant que ce mouvement préfigure peut-être les prochaines étapes de la lutte avec des concurrents comme Microsoft ou Yahoo! qui sont, eux aussi, à l'affut des moyens d'augmenter leurs recettes publicitaires.

Google n'ira cependant pas jusqu'à faire figurer ces vidéos sur ses propres services, qui représentent tout de même 58% des quelque 2,25 milliards de revenus publicitaires engrangés sur le dernier trimestre par le moteur. La société se contentera d'utiliser les sites affiliés à son programme Google AdWords, qui incluent tout de même des partenaires prestigieux comme le site About.com ou le site du New York Times.

« Un certain segment de nos annonceurs nous a dit qu'ils voulaient la capacité de délivrer des messages plus riches et plus engageants », indique Gokul Rajaram, l'un des responsables du programme Google AdSense. Au grand regret des annonceurs, Google précise avoir choisi de se comporter de façon éthique et ne pas lancer automatiquement les vidéos publicitaires dans son programme, ce qui a le don d'exaspérer de nombreux internautes. Les spots de pub, limités à une durée de deux minutes, devront donc être lancés manuellement. D'après les analystes, ce point devrait porter préjudice au service de Google et ne pas lui valoir les faveurs des annonceurs qui préfèreront se tourner vers des régies publicitaires moins regardantes.

Selon Gokul Rajaram, les faibles prix demandés par Google, comparés à d'autres services de publicité vidéo, permettront aux annonceurs de tester à moindre coût leurs spots de publicité afin de déterminer lesquels marchent le mieux pour les décliner à la télévision.

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