Netactualité

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samedi, mars 22 2008

Le P4P promet de doubler la vitesse du P2P

Lors du DCIA P2P Market Conference à New-York, une firme a dévoilé une nouvelle technologie baptisée « P4P » qui promet d'augmenter jusqu'à 205% les téléchargements via les réseaux Peer To Peer. Testée avec succès à l'aide de Verizon et de Pando, cette technologie devrait prochainement être testée avec d'autres fournisseurs d'accès et d'autres technologies/réseaux P2P a affirmé un responsable du « P4P Working Group ».

Les tests ont été effectués jusqu'à présent avec l'implantation du P4P, l'application Pando et la topologie réseau de Verizon. Globalement, le P4P permet d'accélérer les téléchargements P2P en optimisant le trafic réseau, en réduisant le nombre de routeurs sollicités et les transferts de données nécessaires pour effectuer les téléchargements. Le P4P aurait aussi pour objectif d'effectuer les transferts de façon optimale d'un point de vue géographique, c'est à dire que ce sont les ordinateurs les plus proches de l'utilisateur qui seraient chargés de fournir les données demandées et ce afin de réduire les risques de pertes de données, d'accélérer les transferts et de réduire l'encombrement des réseaux. Selon Verizon, en phase pratique, le P4P aurait permis d'accélérer de 60% les transferts de fichiers.

Pour qu'il soit vraiment efficace, le P4P nécessiterait toutefois qu'il soit implanté par de nombreux fournisseurs d'accès à travers le monde. De nouveaux tests devraient être conduits avec NBC Direct et Telefonica dans les semaines à venir. A l'heure actuelle, les tests se basent principalement sur les réseaux BitTorrent, reste maintenant à voir si le P4P sera capable de séduire à la fois les FAI et les quelques ayants-droits qui font confiance au P2P pour la distribution de leurs contenus légaux.

samedi, février 2 2008

RapidShare en justice

RapidShare, un service qui permet de charger des fichiers sur des serveurs de téléchargement sur Internet, pour ensuite les diffuser rapidement et simplement, doit faire face à la justice allemande. Assigné par la GEMA (l'équivalent de la Sacem en France), RapidShare a été rendu responsable des fichiers chargés sur son service.

La cour régionale de Düsseldorf a effectivement statué sur le fait que RapidShare se devait de contrôler l'origine et la nature des fichiers qui étaient chargés par les internautes sur son service. La GEMA avait attaqué le service car il servait de plateforme pour propager des contenus illégaux, principalement des chansons au format MP3. Rappelons au passage que RapidShare facture certains de ses services d'hébergement.

La justice a donc demandé à la société pointée du doigt de prendre des mesures pour limiter au maximum ce genre de pratiques illégales ou tout simplement d'arrêter son activité. Visiblement peu convaincu par les solutions de filtrage qui s'offrent à lui, RapidShare devrait faire appel de cette décision.

Surveillance P2P : la Cnil autorise la SPPF

La Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a donné son accord, il y a quelques jours à la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France) pour la mise en place progressive d'un système pour des surveillances des réseaux P2P.

Rappelons que la Cnil avait déjà donné son accord à ce sujet à la Sacem et la SCPP il y a quelques semaines. Pour le moment, ces autorisations vont permettre de mettre en place des systèmes automatisés afin de procéder à un relevé des infractions pratiquées (téléchargements illégaux sur les réseaux d'échanges de fichiers).

Actuellement, l'envoi systématique et automatique de messages d'avertissement aux internautes dans l'illégalité ne peut se faire. La situation devrait néanmoins changer lorsque le Parlement aura entériné les dispositions liées au rapport Olivennes qui prévoit notamment la mise en place d'une riposte graduée. La SPFF a d'ailleurs confirmé qu'elle attendait cela avant de relancer la chasse aux petits pirates. Il a également confirmé que les forces en présence (Sacem, SCPP et SPFF) devraient mutualiser leurs moyens et se coordonner pour profiter d'un système unique et efficace.

vendredi, février 1 2008

Qtrax : P2P légal et gratuit

Qtrax qui devait initialement voir le jour fin 2006, est présenté comme un ambitieux service permettant à tout un chacun de télécharger gratuitement et légalement de la musique au moyen d'un réseau de type peer-to-peer. Qtrax est aujourd'hui prêt à prendre son envol, du moins sous la forme d'une version bêta. Le catalogue de ce service qui se veut parfaitement légal afficherait 25 millions de titres, soit quatre fois plus que chez Apple et son iTunes Store, en vertu d'accords passés avec les principales maisons de disque du marché. A première vue, Qtrax réunit tous les arguments nécessaires pour ringardiser le téléchargement illégal.

En pratique, le tableau risque de se révéler nettement moins idyllique, à commencer par le catalogue. Les quatre grandes majors du disque que sont Universal, Warner, EMI et Sony BMG ont en effet démenti avoir passé un accord avec Qtrax. Faute de contrat, ce dernier risque donc d'éprouver quelques difficultés à se constituer un catalogue de 25 millions de titres.

Contrairement aux services de diffusion de musique en ligne tels que Deezer ou le récent Musiline lancé par Orange et Lagardère, Qtrax ambitionne de permettre le téléchargement définitif, gratuit et légal des morceaux. La publicité s'impose alors comme la contrepartie logique pour rémunérer les ayants droits. D'après les retours des quelques utilisateurs ayant pu accéder à cette première bêta, il semblerait toutefois que le système Qtrax impose d'importantes restrictions d'usage, à commencer par l'obligation d'écouter les titres téléchargés au sein du lecteur intégré à l'application, Songbird.

En attendant que des publicités soient intégrées directement aux morceaux téléchargés via Qtrak, forcer l'utilisation du lecteur intégré à l'application permettrait au service d'en gérer la diffusion. Dans un premier temps réservé à Windows, Qtrax devrait profiter dès le mois de mars prochain d'une version Mac OS, promet la firme sur son site. Puis devraient venir l'export des morceaux vers un baladeur MP3, y compris les iPod d'Apple. Pour garantir la juste rémunération des ayants droits, Qtrax devra intégrer à ses morceaux un système de gestion des droits numériques (DRM) qui ne sera pas celui d'Apple, mais la firme assure que son système sera tout de même fonctionnel sur iPod.

samedi, décembre 29 2007

la SPPF attaque l'éditeur de Limewire

La Société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF) oeuvre sur tous les fronts. Après avoir rappelé dans un communiqué daté du 17 décembre, qu'aucun service ne proposant de la musique en ligne gratuitement n'avait le droit d'exercer sans un accord préalable avec les sociétés d'auteur, la SPPF annonçait jeudi 20 décembre le lancement d'une procédure en justice à l'encontre de l'éditeur américain du logiciel d'échange de fichiers en P2P Limewire. Limewire est un logiciel libre écrit en Java utilisant le réseau Gnutella et fonctionnant sous Windows, Linux ou Mac OS.

« Se basant sur le préjudice subi par ses membres sur le territoire français, la SPPF demande au Tribunal de Paris de condamner Limewire pour violation des droits des producteurs de musique qu'elle représente. Elle réclame plus de 3 millions de dommages et intérêts à l'encontre de la société Limewire pour la période d'août 2006 à novembre 2007 », déclare la SPPF dans un communiqué.

En juin dernier, elle réclamait 20,3 millions d'euros de dommages et intérêts aux sociétés à l'origine des applications Morpheus, Shareaza et Azureus, au titre de la loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI), qui sanctionne les éditeurs de logiciels manifestement destinés à l'échange illégal de fichiers sur Internet d'un maximum de trois ans de prison et 300.000 euros d'amende.

samedi, novembre 24 2007

TiViMi : Une nouvelle Web TV signée AlloCiné

Premier site web français consacré au cinéma avec 4,6 millions de visiteurs mensuels, AlloCiné vient par exemple de dévoiler __TiViMi.fr__, une “web TV interactive” ouverte à ses propres contenus (AlloCiné TV, LaMinute, interview de stars..) mais également de partenaires comme CulturePub (archives de cette émission de M6 consacrée à la publicité), Kids TV (dessins animés) ou encore WAT, la plate-forme dédiée aux contenus amateurs de TF1.

Entièrement réalisé en flash et adoptant la dernière technologie ActionScript 2 d'Adobe, Tivimi.fr proposerait déjà plus de 14 000 vidéos, majoritairement issues de la plate-forme Allocine Vision, même si l'ambition du projet semble bien de devenir une véritable webTV généraliste, capable de rivaliser avec un bouquet comme Joost.

mercredi, novembre 14 2007

Joost remplace son client Chat par Meebo

joost Le nouveau logiciel de diffusion vidéo / TV à la demande sur IP, Joost, a visiblement décidé de laisser tomber son système interne de chat. En effet, le logiciel ne présente désormais plus son module de chat propriétaire, mais un système basé sur Meebo. Ainsi, il est possible dialoguer avec ses contacts MSN (Live Messenger), Yahoo Messenger, AIM, Google Talk, ICQ et Jabber directement via Joost / Meebo.

Ce même module permettra de participer à des salons de discussion sur les vidéos regardée. Selon Meebo, 25% de ses utilisateurs dialogueraient sur leur ordinateur en regardant la TV, la convergence avec Joost serait donc une opportunité plus que justifiée.

lundi, novembre 12 2007

The Pirate Bay veut remplacer le BitTorrent

Visiblement, le groupe The Pirate Bay n'apprécie pas trop le fait que le protocole BitTorrent commence à se fermer à travers ses prochaines mises à jour. Il y a quelque temps, BitTorrent a effectivement annoncé le développement de la version 6.0 de son client (basé à présent sur µTorrent). Le problème est que le code source de ce client ne sera pas publié, dès lors certains craignent que BitTorrent en profite pour verrouiller son protocole d'échange.

Les créateurs de BitTorrent ont déjà fait savoir qu'ils allaient proposer un kit de développement pour tirer profit des dernières améliorations apportées au célèbre protocole P2P. Pour The Pirate Bay cela ne suffit pas et le groupe pense qu'une politique (trop) restrictive sera imposée avec ce SDK. Ils appréhendent aussi ces changements qui devraient donner trop d'importance et de pouvoir à BitTorrent sur le protocole.

Pour se désengager partiellement ou complètement de BitTorrent, The Pirate Bay qui, rappelons-le, distribue des contenus pas toujours légaux via des moteurs de recherches / sites qui hébergent des fichiers BitTorrent, aurait décidé de travailler sur son propre protocole P2P.

Le protocole en question pourrait être associé à des fichiers « .p2p » et sera développé afin de contrer au maximum les spammeurs et les firmes / organisations spécialisées dans la lutte contre le piratage. Pour le moment, il n'y a rien de vraiment bien concret à se mettre sous la dent. The Pirate Bay parle toutefois d'une première version qui devrait être disponible en début d'année prochaine. Pour ce nouveau protocole, The Pirate Bay promet aussi une transition en douceur et il y a fort à parier qu'au départ, « .p2p » et « .torrent » seront pris en charge par le client.

Affaire à suivre .....

mercredi, octobre 24 2007

Deezer s'associe à la SPPF et aux indépendants

Après avoir signé un contrat important avec la maison de disque Sony BMG, le service d'écoute de musique gratuite sur Internet, Deezer signe avec la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France).

Grâce à ce nouvel accord, le service va pouvoir diffuser des musiques d'artistes indépendants. C'est ainsi plus de 900 000 tires qui vont être ajoutés au jukebox en ligne Deezer via cette annonce. Le tout sera associé à l'outil « SmartPlaylist » qui permet de créer sa propre programmation musicale à partir d'une liste d'artistes et de titres suggérés.

Pour rappel, Deezer est un service gratuit qui est entièrement financé par la publicité. Lancé il y a quelques semaines, Deezer doit déjà faire face à un différend juridique avec la maison de disques Universal ( Allié à Neuf) qui n'a visiblement pas apprécié son association avec le fournisseur d'accès à Internet Free.

lundi, octobre 22 2007

BitTorrent et son projet BitTorrent DNA

bittorrent.jpg La société BitTorrent Inc créée par Bram Cohen, l'auteur du célèbre programme de partage Peer To Peer du même nom, s'oriente de plus en plus vers la commercialisation de solutions légales et payantes basées sur sa propre technologie de distribution de contenus.

Ainsi, après avoir ouvert un premier magasin en ligne permettant d'acheter et de télécharger légalement des vidéos en ligne via BitTorrent (voir BitTorrent lance son service de téléchargement légal), la firme de Bram Cohen vient de dévoiler un nouveau projet nommé « BitTorrent DNA ». D'ores et déjà disponible, BitTorrent DNA propose à n'importe quel service de vente de musique, logiciels ou vidéos d'intégrer une version spéciale de BitTorrent afin de distribuer des contenus numériques de façon sécurisée via le protocole P2P BitTorrent.

Pour ce lancement, BitTorrent annonce que le service Brightcove utilisera sa technologie pour proposer des contenus vidéos produits par CBS Corp, News Corp, Viacom / MTV et New York Times via Internet. BitTorrent DNA pourra également être utilisé pour visionner des vidéos en streaming.

Cette technologie permettra de réduire de façon importante les coûts liés à la diffusion des contenus en réduisant les besoins en bandes passantes, serveurs et cela se rapproche du projet Joost déjà evoqué ici ...

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