Netactualité

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jeudi, janvier 18 2007

The Pirate Bay veut son indépendance

The Pirate Bay rêve d'acquérir une île pour en faire le paradis des amateurs de peer-to-peer et se soustraire aux lois nationales sur le droit d'auteur. Le site suédois, qui héberge des fichiers et des trackers destinés au célèbre protocole P2P BitTorrent, vient de lancer une opération de collecte de fonds baptisée « Buy Sealand ». L'objectif est de réunir suffisamment d'argent pour pouvoir acquérir l'île artificielle de Sealand, une plate-forme militaire désaffectée de quelque 550 m² située en mer du Nord, à une dizaine de kilomètres des côtes de l'Angleterre.

Anciennement connue sous le nom de Fort Roughs, cette plate-forme située dans les eaux internationales n'est soumise à l'autorité d'aucun Etat et revendique depuis 1975 le statut de micronation. Bien qu'aucune organisation internationale n'ait jamais reconnu la principauté de Sealand comme un Etat souverain, l'île bénéficie d'un vide juridique qui lui permet d'héberger un certain nombre d'activités plus ou moins licites, d'autant qu'elle dispose de connexions à haut débit et de son propre datacenter !

Ravagée par un incendie en juin 2006, l'île de Sealand est aujourd'hui désertée par son « gouvernement » qui se propose d'en céder la propriété contre espèces sonnantes et trébuchantes. Pour les membres de The Pirate Bay, qui rêvent d'un état laxiste où héberger leurs activités, l'affaire est alléchante.

Afin de pouvoir enchérir, ils viennent de lancer un appel à contributions via le site buysealand.com. « Ce serait un super endroit pour tout le monde, avec des accès haut débit à Internet, sans lois sur le copyright et avec des comptes VIP pour The Pirate Bay », annonce le groupe sur son site.

Les dons se montent à l'heure actuelle à environ 13 000 dollars. Une somme largement insuffisante pour acquérir l'île de Sealand, dont le prix avoisinerait 120 millions d'euros selon divers quotidiens britanniques. Qu'à cela ne tienne : à défaut d'acheter Sealand, les membres de The Pirate Bay se tourneront vers d'autres îles, moins onéreuses.

Napster fournira le nouveau service d'AOL Music

Les quelque 350 000 abonnés payants du service AOL Music Now verront dans les semaines à venir leur compte client transféré vers Napster. AOL vient en effet de signer un accord avec Napster aux termes duquel le célèbre service de vente de musique en ligne deviendra son partenaire exclusif. AOL assurera la promotion de Napster sur ses différents portails ainsi que sur son site AOL Music qui propose des titres en téléchargement gratuit.

La totalité des comptes devrait avoir été basculée vers Napster d'ici une soixantaine de jours, indiquent les deux sociétés. Les abonnés qui ne souhaitent pas de cette migration devront se manifester auprès d'AOL. L'ensemble des préférences utilisateurs, playlists, mots de passe et informations relatives au paiement seront transférées de façon automatique. Les crédits acquis seront également conservés.

Pour Napster, qui annonçait la semaine dernière avoir surpassé ses objectifs en termes de nombre d'abonnés, l'accord est doublement lucratif : sa base de données clients s'enrichira subitement de plusieurs centaines de milliers de clients alors que ses services bénéficieront d'une visibilité accrue sur les différents sites d'AOL.

« Cette transaction positionne clairement Napster comme le leader global sur le secteur de l'abonnement musical, et comme le numéro deux sur le plan des revenus tirés de la musique numérique », déclare Chris Gorog, actuel PDG de Napster. Le 4 janvier, Napster anticipait sur ses résultats financiers qui paraitront le 8 février un chiffre d'affaires de 28 millions de dollars pour un total de 556 000 abonnés payants dans le monde, notamment grâce à différents accords avec des universités. Dans le cadre de ses formules d'accès locatif illimité, Naspter revendique 500 millions de téléchargements et plus de 700 millions de titres diffusés en streaming.

samedi, décembre 16 2006

Venice Project la vidéo P2P

Prochain projet des créateurs de KaZaA et de Skype, le « Venice Project » refait parler de lui. Pour rappel, derrière ce nom se cache un logiciel et une vaste plateforme basée sur la technologie d'échange point à point (Peer To Peer) entièrement dédiée à la télévision et à la vidéo.

Lors de l'annonce de « Venice Project », ses créateurs avaient décrit le projet de la façon suivante : « une plateforme combinant les meilleurs éléments de l'expérience TV avec les technologies les plus puissantes de l'Internet », mais qui « ne serait ni une application de partage de fichiers, ni un kiosque de téléchargement ».

Le projet reposerait sur un logiciel, capable de diffuser en P2P des fichiers vidéo haute définition entre deux ordinateurs. Issus de catalogues de chaînes de télévision ou de simples particuliers, les fichiers audiovisuels pourraient ensuite être lus comme un DVD, en plein écran, avec des fonctions d'avance ou de retour rapide.

Depuis quelques jours maintenant, près de 1000 privilégiés testent actuellement la première version bêta du logiciel. Cette première version intègre déjà de nombreux éléments, on peut ainsi une interface sobre, une qualité vidéo qui semble assez bonne et un EPG (guide des programmes vidéos). Il y aurait toutefois encore beaucoup de choses à améliorer. Les développeurs du projet précisent ainsi que les prochaines versions seront dédiées à améliorer le « streaming » (diffusion), la décompression vidéo (avec moins de saccades). On parle aussi d'accès à davantage de contenus et à une interactivité améliorée et de bien d'autres « surprises ». A l'heure actuelle, le logiciel utilise des technologies libres comme Apache, Cocoon, Dojo, Jena, Mozilla, RDF, SVG, XML et XUL.

Si tout va bien, « Venice Project » devrait officiellement disponible au début de l'année prochaine. Les bêta-testeurs actuellement pourront prochainement inviter certaines de leurs connaissances à bêta-tester le logiciel.

Peer To Peer : BitTorrent se paie µTorrent

La société BitTorrent a qui l'on doit le célèbre protocole d'échange de fichiers Peer To Peer du même nom, se paie un logiciel très répandu qui utilise ce même protocole. Le logiciel en question est le très populaire µTorrent, un client compatible avec le protocole BitTorrent qui mise sur sa légèreté (d'où son nom µTorrent).

Bien que BitTorrent soit l'initiateur du protocole et propose son propre client (logiquement et simplement baptisé BitTorrent), les clients tiers comme BitComet, µTorrent ou Azureus sont les logiciels BitTorrent qui intègrent le plus de fonctionnalités innovantes.

BitTorrent qui peaufine actuellement son modèle légal et payant pour le téléchargement de longs métrages souhaiterait donc s'appuyer également sur la technologie de µTorrent pour distribuer ses contenus. Les développeurs de µTorrent ont toutefois confirmé que cela ne devrait pas changer les grandes lignes de leur programme et de leur communauté.

« Notre intention est de maintenir le site Web et les forums actifs ... Nous continuerons de développer µTorrent et nous utiliseront sa base pour d'autres domaines où un client BitTorrent léger est nécessaire. C'est le cas sur les systèmes embarqués pour TV, téléphones mobiles et autres plateformes non-PC », a ainsi précisé un développeur de µTorrent. Les termes financiers de ce rachat n'ont pas été communiqués.

dimanche, août 27 2006

Allpeers, P2P privé sous Firefox

Allpeers est un ambitieux projet d'extension pour le navigateur Mozilla Firefox. Sans doute le plus ambitieux lancé depuis Firefox lui-même si l'on en croit ses créateurs. Ce plug-in que nous avions déjà évoqué propose à tout un chacun d'échanger simplement des fichiers avec ses contacts par l'intermédiaire de son navigateur, de façon privée et sécurisée. Compatible avec Windows, Mac OS et Linux, une première version bêta publique d'Allpeers vient d'être mise en ligne.

Allpeers repose sur le protocole d'échange de fichiers décentralisé Bittorrent. Contrairement au logiciel éponyme, ou au célèbre eMule, il n'est pas question ici de partager des fichiers avec le monde entier. L'objectif est de permettre à des proches d'échanger des fichiers simplement, via l'interface du navigateur, sans avoir par exemple à se soucier des limites de taille imposées aux pièces jointes par les services de messagerie. Il faut donc commencer, pour utiliser Allpeers, par définir une liste de contacts, depuis la barre d'outils qui se greffe à Firefox. L'échange de fichiers se fait ensuite via un simple glisser-déposer.

Totalement décentralisé, Allpeers est censé garantir un parfait anonymat à ses utilisateurs. La version finale, attendue pour le mois d'octobre, devrait intégrer un certain nombre de fonctionnalités supplémentaires, comme un module de messagerie instantanée, en attendant la mise en place de contenus payants. L'objectif de la société qui édite Allpeers est en effet de mettre en place un nouveau modèle de vente en ligne, grâce auquel les artistes pourraient simplement vendre leurs productions, sans qu'il soit nécessaire de passer par des intermédiaires. Plusieurs fonds d'investissement, dont certains ont épaulé Skype dans ses débuts, ont choisi de soutenir ce projet.

Cette première bêta publique peut être téléchargée sur le site d'Allpeers. On y trouvera également une démonstration vidéo.

samedi, août 26 2006

Relakks :Surf anonyme pour 5 euros par mois

Le parti pirate suédois (Pirate Party) vient d'annoncer par communiqué de presse le lancement d'un service proposant de surfer de façon totalement anonyme sur Internet en échange d'un abonnement de cinq euros par mois. Présenté par le président du parti pirate comme un moyen de garantir la liberté d'expression, ce service baptisé Relakks devrait également permettre aux amateurs des réseaux de P2P de s'adonner à leurs frasques favorites...

Concrètement, une société également nommée Relakks propose d'établir, via un réseau virtuel privé (VPN), une passerelle chiffrée entre l'internaute et le reste de la Toile, interdisant au fournisseur d'accès de récupérer des informations sur les sites fréquentés ou les applications utilisées. Tout internaute disposerait par ailleurs ainsi d'une adresse IP domiciliée en Suède, ce qui pourrait se révéler pratique pour contourner certains des dispositifs de censure en place dans des pays comme la Chine.

« Il y a de nombreuses raisons légitimes de vouloir être complètement anonyme sur Internet », explique Rickard Selon le président du Pirate Party, la notion de copyright telle qu'elle est définie à l'heure actuelle est incompatible avec ce droit à l'échange d'information de façon privée. Le service Relakks serait donc un outil destiné à redonner accès à ce droit « fondamental », tout en démontrant activement l'incapacité du copyright tel qu'on l'entend aujourd'hui à défendre correctement les droits de la création intellectuelle. Le Pirate Party précise d'ailleurs qu'une partie des cinq euros d'abonnement mensuel à Relakks lui sera reversé, afin de l'aider « dans ses travaux pour changer les lois sur le copyright et la vie privée et rendre le service obsolète ».

jeudi, août 24 2006

P2P : Limewire est poursuivi par la RIAA

La RIAA (Recording Industry Association of America), qui défend les intérêts des maisons de disque américaines, a déposé vendredi une plainte contre la société qui édite le logiciel de peer-to-peer LimeWire devant un tribunal fédéral. Elle accuse cette dernière de faciliter les échanges illégaux de fichiers musicaux protégés par le droit d'auteur, et réclame, à titre de dommages et intérêts, la somme de 150 000 dollars par morceau concerné.

La société Lime Group reposerait selon la RIAA sur un modèle économique lui permettant de tirer profit du piratage permis par le réseau LimeWire. Son échec à bloquer les échanges illégaux de fichiers musicaux serait la preuve qu'elle encourage délibérément les utilisateurs de LimeWire à échanger des morceaux protégés par le droit d'auteur.

En septembre dernier, Lime Group a reçu, comme d'autres éditeurs de logiciels de P2P, une lettre de la RIAA le mettant en demeure de régulariser les échanges sur LimeWire . « Alors que d'autres services sont venus s'asseoir à la table de manière productive, LimeWire s'est tenu en arrière et a continué à récolter des profits sur le dos de la collectivité de la musique », indique la RIAA, qui semble manifestement décidée à mettre fin aux principaux réseaux de P2P, dans un communiqué.

La semaine dernière, les éditeurs de Kazaa ont accepté de solder leurs différents avec l'industrie de la musique pour un montant de plus de 100 millions de dollars

mercredi, août 2 2006

Après Kazaa et Skype viendra Venice, vidéo par P2P

Selon le magazine BusinessWeek, les désormais célèbres fondateurs du logiciel de peer-to-peer Kazaa, puis du logiciel de voix sur IP Skype, seraient en train de mettre sur pied un service de distribution de contenus vidéo en ligne. Après le succès rencontré par Kazaa et le jackpot remporté grâce à Skype, vendu environ 4,1 milliards de dollars à eBay en septembre dernier, les scandinaves Niklas Zennstrom et Janus Friis ont gagné leurs lettres de noblesse sur le Web international. Le développement d'un nouveau projet ne peut alors manquer de susciter attention et spéculations en tous genres.

Le nouveau venu est pour le moment connu sous le nom de code « Projet Venice ». D'après les informations dont dispose BusinessWeek, il s'agirait d'un service de diffusion de vidéos, reposant vraisemblablement sur le modèle du peer-to-peer (P2P), où la bande passante dont dispose chaque internaute est utilisée pour faciliter la propagation des contenus sans qu'il soit nécessaire de mettre en place une lourde infrastructure. Des équipes seraient déjà à l'oeuvre dans une demi-douzaine de villes autour du monde, afin notamment d'essayer de décrocher des contrats avec les réseaux de télévision. Une annonce officielle pourrait survenir prochainement, estime le magazine, même s'il est impossible de dire à l'heure actuelle si des accords ont déjà été signés.

Alors que les studios américains s'associent avec des plateformes de P2P pour mettre en place des services de téléchargement payant, ou que des sites comme YouTube enregistrent de véritables records d'audience, les fondateurs de Skype semblent décidés à s'immiscer sur ce marché et devraient vraisemblablement ne pas faire les choses à moitié. Leur réputation les précédant, le « Projet Venice » sera surement l'objet de toutes les attentions. Le géant américain de la vente aux enchères eBay, auquel sont encore liés Niklas Zennstrom et Janus Friis par Skype, pourrait peut-être être associé à ce projet.

jeudi, juin 8 2006

The Pirate Bay signe son retour...

Menacé par la justice suédoise, le site « The Pirate Bay » qui héberge des fichiers et des trackers dédiés à nombreux contenus pirates a signé il y a quelques jours son retour sur la toile, faisant ainsi un véritable pied de nez à la MPAA qui avait obtenu la saisie des serveurs du site. D'ailleurs le nouveau logo affiché sur le site est on ne peut plus évocateur .

La justice suédoise devrait prochainement trancher au sujet de l'illégalité ou non du site. Si « The Pirate Bay » est innocenté, les responsables du site pourraient demander une compensation financière à l'Etat. Le gouvernement suédois et la police suédoise ont déjà pu remarquer que le site était défendu par un certain nombre de fans. Ainsi, certains suédois n'ont pas hésité à descendre dans la rue pour protester contre la saisie « sans véritable motif judiciaire valable » des serveurs du site, tandis que d'autres ont tout simplement « hacké » les sites du gouvernement et de la police.

Les nouveaux serveurs du site sont désormais hébergés aux Pays-Bas. Les services proposés par le site sont partiellement utilisables, mais devraient être remis en ligne progressivement selon les dires des administrateurs qui n'ont pas tous été placés en garde à vue (3 personnes ayant été arrêtées en même temps que la saisie des serveurs). Le site qui se joue déjà bien des éditeurs de jeu et de logiciels en affichant « les emails de menace reçus » et leurs réponses moqueuses, a visiblement bien décidé de faire de la MPAA sa nouvelle marionnette.

lundi, mai 29 2006

TorrentSpy affirme avoir été hacké par la MPAA !

Valence Media, la société qui édite le site TorrentSpy, spécialisé dans le recensement et la diffusion de liens BitTorrent, accuse la MPAA (Motion Picture of America) d'avoir eu recours aux services d'un hacker pour pénétrer ses secrets. L'association qui défend les intérêts d'Hollywood aurait même rémunéré ce pirate 15 000 dollars, pour récupérer des renseignements confidentiels sur les activités de TorrentSpy. Valence Media a déposé une plainte, la MPAA nie les faits.

Le pirate serait parvenu à accomplir sa mission et aurait ramené à la MPAA quelques grilles de calcul contenant les revenus et les dépenses du site de janvier à juin 2005, ainsi que quelques copies d'écran des paramètres des serveurs TorrentSpy. On peut supposer que cette attaque, si elle est avérée, avait pour but de mettre en place une stratégie contre le site en question, accusé par la MPAA de contribuer au vol généralisé de fichiers vidéo.

Justement, c'est ce dernier point qui a été mis en avant par la MPAA pour sa défense. Cette dernière nie en effet les faits, et rétorque, dans un entretien accordé à Cnet, que TorrentSpy ne cherche qu'à masquer sa compromission dans le piratage d'oeuvres vidéo sur Internet. Quelle que soit la position de TorrentSpy et de Valence Media vis-à-vis du piratage de films, l'affaire pourrait se révéler gênante pour la MPAA dans la mesure où les méthodes auxquelles on la soupçonne d'avoir eu recours relève de l'espionnage industriel et tombent sous le coup d'un certain nombre de lois américaines.

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