Netactualité

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lundi, septembre 18 2006

zCodec : le malware qui améliorait les vidéos

Quand un logiciel inconnu au bataillon, et gratuit de surcroit, vous promet monts et merveilles, il est de bon ton de prendre quelques précautions. Avec zCodec par exemple, qui vous promet une amélioration de 40% de la qualité de vos vidéos sans bourse délier, la prudence est de mise.

L'éditeur Panda Software confirme que le dénommé zCodec ne joue pas franc jeu : il s'agit, comme souvent, d'un « malware » se présentant sous un jour favorable pour inciter l'utilisateur à l'adopter. Une fois installé, zCodec est en effet susceptible de télécharger et d'installer des fichiers sous le manteau. Il peut également modifier la configuration des serveurs DNS utilisés pour l'accès à Internet ou - comme un bonheur ne vient jamais seul - ouvrir la porte à ses comparses rootkits, chevaux de Troie et autres spywares.

« zCodec est compresseur/décompresseur qui s'enregistre au sein de la collection des pilotes multimédia de Windows et s'intègre avec toutes les applications qui utilisent DirectShow et Microsoft Video pour Windows », explique le site dédié à la diffusion de zCodec.

Précisons, à toute fin utile, que l'installation d'un codec ne suffit pas à améliorer la qualité de contenus numériques tiers. Pour profiter des bénéfices d'un codec, il est nécessaire qu'une vidéo soit encodée à l'aide de ce logiciel. Prudence donc !

dimanche, août 27 2006

Sophos offre un détecteur de rootkits pour Windows

L'éditeur en sécurité Sophos vient de mettre à disposition des internautes un logiciel de détection des rootkits, ces programmes dissimulés qui permettent, entre autres, à un pirate de conserver un accès vers une machine infectée et de camoufler ses activités. Destinés aux utilisateurs de Windows, il est accessible ici.

La principale particularité du rootkit est qu'il est capable de se dissimuler assez profondément au coeur du système d'exploitation. Sa détection et son éradication sont alors difficiles. La plupart des logiciels antivirus permettent de prévenir leur installation, mais une fois installé, un rootkit passe souvent inaperçu. Le phénomène serait relativement courant puisque selon les chiffres publiés par Microsoft à partir des statistiques de son outil de suppression des logiciels malveillants, 14% des ordinateurs, soit près de une machine sur six, serait touchés par un rootkit.

Le logiciel Sophos Anti Rootkit dispose d'une interface graphique sommaire permettant de visualiser la localisation d'un éventuel fichier douteux. Compatible avec Windows 2000, XP et Serveur 2003, il peut également être lancé depuis une ligne de commande.

mercredi, août 2 2006

Un troyen joue les extensions pour Firefox

L'éditeur McAfee a publié hier un bulletin de sécurité relatif à un troyen, baptisé FormSpy, qui se fait passer pour une extension destinée au navigateur Firefox. FormSpy, un nom que l'on pourrait traduire par « l'espion (spy) des formulaires (form) », est capable de récupérer les informations personnelles entrées par l'utilisateur par le biais de son navigateur Web et de les expédier vers un site distant. Numéros de cartes de crédit ou mots de passes divers et variés font partie des informations susceptibles d'être dérobées par FormSpy, indique McAfee qui évoque également le vol de coordonnées POP3 (email) ou liées aux logiciels de messagerie instantanée comme ICQ.

Le risque serait toutefois relativement limité, dans la mesure où FormSpy a besoin, pour pouvoir être téléchargé et débuter ses sinistres activités, qu'un second élément logiciel, nommé Downloader-AXM, soit déjà présent sur la machine visée. Or ce dernier serait déjà détecté par l'antivirus de McAfee et l'on peut supposer que d'autres éditeurs l'ont déjà inclus à leurs listes de définitions de malwares. Plusieurs sites proposant le téléchargement de cette extension vérolée ont déjà été recensés. Une fois connecté à l'un d'entre eux, le navigateur proposerait donc automatiquement l'installation de l'extension NumberedLinks 0.9, pour introduire le troyen dans la machine.

Rappelons par ailleurs que la fondation Mozilla a livré hier la version 1.5.0.5 de son navigateur vedette, qui corrige un certain nombre de problèmes relatifs à la sécurité. La mise à jour est normalement proposée automatiquement aux utilisateurs de la version 1.5.0.x.

Le premier virus en rootkit

Symantec et F-Secure viennent de révéler la présence sur la Toile du premier virus se présentant sous la forme d’un rootkit et ne provenant pas des laboratoires de sécurités. Nommé Backdoor.Rustock.A ou Mailbot.AZ, il ne se propage pas rapidement, mais il utilise de nouvelles techniques qui le rendre indétectable lorsque l’on utilise des scans conventionnels.

Pour rappel, un rootkit est un logiciel de bas niveau qui a pour principe de ne pas être détecté par le système d’exploitation. Normalement, il faut que l’antivirus analyse les processus en cours d’exécution comme le ferait Windows Task Manager, puis il faut les recompter à un niveau plus bas, si le nombre ne change pas, alors la machine est exempte de rootkit. Néanmoins, Backdoor.Rustock.A ne peut être détecté de cette manière, car il se dissimule dans les threads du kernel et des pilotes. Il arrive aussi à reconnaître les fois où un antivirus est lancé afin de modifier son comportement afin de ne pas être repéré.

En fait son code change constamment et il est donc difficile de retirer ce virus du système, même si ce n’est pas impossible, puisque F-Secure et Symantec ont publié des mises à jour censées pouvoir contrecarrer Mailbot.AZ. Une chose est sûre, Microsoft a intérêt à se cramponner, ce virus a déjà infecté des systèmes tournant sur la bêta de Vista.

jeudi, juin 8 2006

L'avis d'OpenOffice sur le ' virus macro '

Les responsables de la suite bureautique gratuite et libre OpenOffice.org ont finalement réagi au sujet du « premier supposé virus » ciblant les utilisateurs d'OpenOffice et de StarOffice . Le groupe responsable d'OpenOffice ne considère pas ce programme « Macro » comme un véritable virus à part entière. Précisant que toutes les suites bureautiques autorisant l'exécution des Macro commandes pouvaient être concernées par ce type de création malveillante.

« La création de Macros est une fonctionnalité très utile dans les suites bureautiques, elle permet notamment aux utilisateurs d'automatiser de nombreuses tâches répétitives ... Parmi ces tâches on peut effectivement signaler la suppression ou la modification de données, c'est pourquoi les Macros intéressent les créateurs de virus ». Les responsables de la suite OpenOffice insiste toutefois sur le fait que la suite prévient les utilisateurs de ces « risques potentiels », avant l'exécution de n'importe quel Macro.

Il a d'ores et déjà été précisé qu'aucune mise à jour liée à cette affaire ne verra le jour. Le « proof concept » d'un Macro virus n'est effectivement considéré comme un problème par les développeurs de la suite. D'autant plus que ce « Macro Virus » ne se réplique pas automatiquement et ne serait pas capable de se propager ou de se lancer sans l'intervention de l'utilisateur.

Le groupe OpenOffice se contente de rappeler aux utilisateurs de ne jamais accepter des fichiers et encore moins d'exécuter des Macros provenant de sources inconnues. Pour le moment, Kaspersky qui a découvert ce « premier Macro virus pour OpenOffice » n'a pas encore réagi à cette déclaration.

samedi, juin 3 2006

Premier virus pour OpenOffice et StarOffice ?

Des chercheurs en sécurité de Kaspersky et de Trend Micro viennent semble-t-il de découvrir le premier virus « théoriquement capable » d'affecter les suites bureautiques OpenOffice.org et StarOffice, la première dérivant de la seconde, mise au point par Sun MicroSystems. Ce « proof of concept » baptisé Stardust et écrit en langage StarBASIC, exploite les macros des deux suites concernées. Transmis par l'intermédiaire d'un email comportant un document OpenOffice ou StarOffice en pièce jointe, il télécharge lors de son ouverture une photo d'une célèbre actrice de X et l'ouvre dans un nouveau document.

Les virus « proof of concept » sont généralement créés par des chercheurs pour démontrer l'existence d'une faille de sécurité et échafauder des hypothèses sur la façon dont des personnes mal intentionnées pourraient en profiter. Stardust se contente de télécharger et d'ouvrir une image pornographique, mais la faille qu'il utilise pourrait vraisemblablement être utilisée à des fins plus agressives.

Sun, qui édite la suite StarOffice et soutient le projet OpenOffice.org, n'a pas encore commenté cette découverte. Si cette annonce démontre la possibilité de tirer parti de certaines vulnérabilités dans le code de ces deux suites bureautiques, il n'y a pas lieu de s'alarmer dans la mesure où ces failles ne sont pas exploitées à l'heure actuelle. Elles démontrent cependant l'intérêt croissant des chercheurs, comme des pirates informatiques, pour des univers qui jusqu'ici paraissaient relativement épargnés, les virus étant traditionnellement destinés aux produits Microsoft, Windows et Office en tête.

Le virus qui se faisait passer pour un correctif

Surfant sur la vague du phishing et autres usurpations d'identité, des pirates se sont mis en tête de propager leur code malicieux en le faisant passer pour un correctif de sécurité provenant de Microsoft, une méthode déjà employée à plusieurs reprises.

Grâce aux techniques de « spoofing », l'email donne l'impression d'avoir été envoyé depuis une adresse de confiance : patch@microsoft.com, bien qu'en réalité, il émane probablement d'un réseau de PC zombies. Ce courrier propose à l'utilisateur d'installer un correctif de sécurité censé combler une faille de sécurité dans le composant WinLogon de Windows. A défaut de réparer une vulnérabilité, le logiciel téléchargé se chargera d'infecter la machine visée à l'insu de son utilisateur.

En effet, Microsoft indique qu'il n'y a pas de faille connue dans WinLogon et « conseille aux utilisateurs d'ignorer l'email circulant actuellement », en précisant qu'il n'a pas été envoyé par ses soins. L'éditeur indique se livrer à une enquête pour mettre fin à cette menace qui ne vise bien évidemment que ses clients. C'est aussi l'occasion de rappeler que Microsoft ne prévient pas des mises à jour de sécurité par email, et n'envoie surtout pas directement les correctifs par ce biais. Il est donc conseillé de passer par le logiciel Windows Update ou de se connecter directement au site de Microsoft.

mardi, mai 23 2006

Le ver qui installait son propre navigateur

Les chercheurs du FaceTime Security Labs viennent d'indiquer la découverte de ce qui constitue, à leur connaissance, le premier ver informatique capable d'installer son propre navigateur sur la machine infectée pour berner l'utilisateur. Ce ver, baptisé yhoo32.explr, se propage via la messagerie instantanée de Yahoo! et affecte Windows.

Une fois entré, yhoo32.explr installe son propre navigateur sur la machine, qu'il appelle sans malice aucune « Safety Browser », soit navigateur sécurisé. Ce dernier reprend l'icône utilisée par Internet Explorer, pour que l'utilisateur distrait lance plus facilement le logiciel et se présente d'ailleurs comme une surcouche d'Internet Explorer. Le ver va également modifier certains paramètres dans la base de registre pour que le navigateur de Microsoft s'ouvre par défaut, comme le « Safety Browser », sur un site nommé DemoPlanet. Les contenus proposés, des publicités aux liens hypertextes, y sont évidemment plus qu'hasardeux.

Yhoo32.explr s'arrange également pour qu'un son soit lancé en boucle à chaque démarrage du PC et tourne pendant un laps de temps défini aléatoirement. Enfin, il trouve moyen de se répliquer à destination de l'ensemble du carnet d'adresses Yahoo! Messenger.

mardi, mai 16 2006

Liens sponsorisés vecteurs de malwares .

Une étude publiée par l'éditeur spécialisé en sécurité informatique McAfee révèle que les liens sponsorisés que l'on trouve dans les moteurs de recherche seraient des moyens de diffusion privilégiés des programmes malveillants (les malwares). En effet, environ 8,5% des liens sponsorisés proposés à l'internaute suite à une requête conduiraient à un site susceptible de cacher un code malveillant, contre seulement 3,1% des liens organiques (les résultats courants retournés par le moteur).

Les chercheurs de McAfee considèrent même que sur certaines requêtes populaires comme « free screensavers » (économiseurs d'écran gratuits), « singers » (chanteurs) ou « digital music » (musique numérique), jusqu'à 72% des résultats retournés contiennent des liens de nature dangereuse. Les liens sponsorisés feraient donc maintenant pleinement partie des techniques employées par les éditeurs peu scrupuleux pour propager leurs logiciels malveillants, estime McAfee.

Pour mémoire, les liens sponsorisés sont les publicités qui apparaissent dans les pages de résultat des moteurs de recherche ou dans les programmes de type Google AdSense, pour lesquels des mots clé sont vendus aux enchères. L'utilisation de ces techniques publicitaires, qui requièrent l'authentification de l'annonceur, n'avaient jusqu'ici pas tellement été utilisées à des fins malveillantes mais McAfee semble penser que cette époque est révolue.

Pour McAfee, cette évolution serait consécutive aux mesures prises par les moteurs de recherche pour éradiquer de leurs résultats organiques les sites susceptibles de présenter un danger pour l'internaute. Ils se montreraient en revanche beaucoup moins regardants vis-à-vis des sites qui utilisent les programmes de liens sponsorisés.

L'étude s'est intéressée aux moteurs de recherche les plus populaires aux Etats-Unis de janvier à avril 2006. Elle constate que, tous liens confondus, Ask.com retourne le plus grand nombre de résultats à risque avec 6,1% devant Google et AOL (5,3%), Yahoo! (4,3%) et MSN Search avec 3,9%. Elle conclut sur la nécessité d'une alliance entre les moteurs de recherche et les spécialistes de la sécurité pour que l'une des principales occupations des internautes, la recherche d'informations, puisse se faire sans risque majeur.

vendredi, mai 5 2006

Ransom A : le troyen qui demandait une rançon

Découvert par le spécialiste en sécurité informatique Sophos, le troyen Ransom-A menace sa victime de détruire un fichier toutes les 30 minutes sur sa machine jusqu'à ce qu'elle ait accepté de verser une rançon de 10,99 dollars au pirate à l'origine de l'attaque. Aussi incongru que cela paraisse, ce type d'attaques n'est pas une première et Sophos a même trouvé un qualificatif pour ce type de menace informatique : les « ransomwares ».

En mars dernier, l'éditeur avait déjà mis la main sur un troyen capable de crypter les données contenues sur la machine de l'utilisateur, et proposant de les décrypter en échange d'un virement de 300 dollars. La dernière trouvaille en date de Sophos est moins subtile, puisqu'il est ici question de destruction pure et simple, et moins exigeante, puisqu'elle se contente d'un peu plus de 10 dollars. La menace n'est qu'à moitié mise à éxécution puisque les données supprimées sont en réalité camouflées et cryptées sur le disque dur.

Après quelques images de nature pornographique, Ransom-A finit selon Sophos par afficher un message menaçant à sa victime : « Ecoute moi, enfo**é. Cet ordinateur est-il important ? Il vaudrait mieux qu'il ne le soit pas. Est-ce un ordinateur d'entreprise ? Il ne vaudrait mieux pas (..) », avant d'expliquer que des fichiers vont disparaitre tant qu'un code de désactivation n'a pas été entré. Pour obtenir ce code, il suffit simplement de transférer 10,99 dollars au pirate responsable de l'attaque via Western Union. Afin de déstabiliser encore plus la victime et lui ôter toute espoir de régler la situation, Ransom-A affiche un message moqueur lors du recours à la combinaison de touches CTRL + ALT + SUPPR.

De façon assez insolite, l'auteur de Ransom-A propose même une assistance par email à ses victimes qui éprouveraient des difficultés à le désinstaller après s'être acquitté de la rançon ! Plus sérieusement, de la même façon que les attaques de phishing s'appuient sur la naïeveté de certains internautes peu au fait des usages sur Internet, cette tentative de rançon par troyen interposé montre que les pirates ne sont jamais à court d'idées.

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