avr 19
Un an après que l’Autorité de régulation des télécoms a lancé un avertissement aux fournisseurs d’accès à Internet français, ces derniers auraient selon l’UFC Que Choisir accepté de signer une convention visant à limiter les conséquences du « slamming » sur leurs abonnés. Cette pratique, qualifiée de « sport national » par l’association de consommateurs, consiste à profiter de l’établissement d’un nouveau service télécom pour écraser les installations et services d’un concurrent.
Le slamming est plus exactement défini de la façon suivante par l’Arcep : « Quand un client, déjà abonné à un ou plusieurs services fixes (téléphone, accès DSL Internet, etc.), souscrit un abonnement auprès d’un autre opérateur, l’établissement de ce nouveau service peut éventuellement venir « écraser » un service précédent. On parle d’écrasement « à tort », lorsqu’un écrasement a lieu sans que le client ait souscrit un quelconque abonnement auprès d’un nouvel opérateur ».
Selon les termes de cette convention, les FAI signataires s’engagent à rétablir en trois jours maximum et sans frais la connexion d’un internaute dont la ligne aurait été écrasée. Une pénalité de quelques centaines d’euros pourrait également frapper les opérateurs convaincus de slamming, de façon à les responsabiliser.
Préjudiciable à l’internaute, qui risque de se retrouver pendant plusieurs jours sans connexion à Internet en cas d’écrasement, le slamming est également source de problème pour les opérateurs qui parfois écrasent une ligne en croyant bien faire. « Par exemple un client tiers peut se tromper dans la saisie de son numéro de téléphone au moment de la commande en ligne d’un nouveau service et renseigner votre numéro de téléphone. Si cette erreur n’est pas détectée, la commande est passée et automatiquement réalisée, ce qui entraîne l’écrasement à tort de vos services », explique l’Arcep.
La signature de cette convention leur permettra peut-être de formaliser les processus de création ou d’installation de ligne, de façon à ce que le nombre d’incidents recensés diminue.
fév 18
Désormais détenteur d’une partie des droits associés à la retransmission des matchs de football de la Ligue 1, l’opérateur Orange envisage l’ouverture d’un canal de diffusion par satellite pour compléter la couverture de son offre de télévision par Internet. Du fait de l’affaiblissement du signal inhérent à l’ADSL, la télévision par Internet d’Orange n’est en effet pas accessible aux abonnés qui habitent à plusieurs kilomètres du répartiteur le plus proche. Le satellite serait donc pour l’opérateur le moyen de combler les « zones blanches ».
« Actuellement, la télévision sur Orange, c’est limité aux centres des villes et à peu près la moitié de nos clients. On va rajouter un canal d’accès par satellite qui va permettre de couvrir 100% du territoire », a expliqué Didier Lombard, PDG de France Télécom, sur Europe 1. « On complète la couverture, donc tous les clients vont pouvoir avoir accès au même contenu. Avant, il y avait une espèce d’inégalité territoriale, si vous habitiez dans la campagne, vous n’aviez pas droit à la télé sur Orange ».
L’objectif est donc de permettre à tout abonné, où qu’il habite, de disposer d’une offre « triple play », combinant accès à Internet, téléphonie et télévision par IP. Le satellite ne ferait donc pas l’objet d’une offre dédiée, mais viendrait suppléer les carences de l’ADSL. Dans son édition du 7 février, Les Echos indiquait qu’Orange envisageait de recourir à des décodeurs signés Samsung, alors que la diffusion pourrait être assurée par l’opérateur Eutelsat.
jan 24
Le fournisseur d’accès à Internet Free annonce aujourd’hui l’arrivée d’une nouvelle version de son couple « Freebox et Freebox HD ». Baptisée « Freeplug », cette nouvelle mouture permet de bénéficier en standard du courant porteur en ligne (CPL) pour relier entre elles les deux parties de la Freebox HD.
Le courant porteur en ligne (CPL) est une technologie qui consiste à utiliser le réseau électrique par le biais d’adaptateurs pour transmettre de façon sécurisée des données numériques. Avec le CPL, plus besoin de nouveau câblage, c’est le réseau électrique du logement qui relie les équipements entre eux.
Free a choisi d’intégrer la technologie Homeplug AV dans les blocs d’alimentation des deux boîtiers de la Freebox HD : les Freeplugs. Grâce à cette solution, les Freenautes bénéficieront sans surcoût d’une liaison sécurisée avec un débit allant jusqu’à 200 Mbps entre les boîtiers ADSL et HD, ce qui leur permet de choisir librement l’emplacement du boîtier HD fournissant les services audiovisuels, sans se soucier de la distance le séparant du boîtier ADSL.
Les Freenautes pourront également bientôt raccorder leur ordinateur à la Freebox ADSL en CPL par l’achat d’un adaptateur Freeplug, qui sera disponible prochainement dans la boutique en ligne de Free. La Freebox HD Freeplug est envoyée aux nouveaux abonnés dans les zones dégroupées. Elle est également accessible en renouvellement pour les abonnés situés en zones dégroupées détenteurs d’une Freebox version antérieure. Les abonnés disposant déjà d’une Freebox HD pourront prochainement commander des Freeplugs
jan 19
Free se préparait à agrandir son offre de vidéo à la demande par abonnement,c’est chose faite depuis cette nuit, les rubriques Kids, Musique et HD ayant rejoint celles déjà présentes, Cinéma et Série. Pour 9,99 euros (et non plus 10,99 euros comme annoncés initialement), vous pouvez avoir accès de façon illimitée à :
- une cinquantaine de films (on peut citer Super Size Me, A tombeau ouvert et 4 films de Ken Loach), dont deux sont disponibles en haute définition : Les ailes de l’enfer, en 720p, et Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl en 1080i. Si le quota de film en HD est très faible, celui des oeuvres disponibles en version multilangue est meilleur, puisque sur les 56 films, nous en avons relevé 16 en version multilangues ;
- quelques séries, dont Friends, FBI portés disparus ou Oz. Notez également la présence de la célèbre série des 12 Masters of horror, disponible en HD (720p) ;
- plusieurs dessins animés, dont Yu-Gi-Oh!, SonicX, Titeuf ou les Pokemon ;
- enfin, une rubrique Musique, qui contient de très nombreux clips et quelques concerts. Nous avons relevé plus de 1300 artistes. L’indispensable classement s’effectue par genre (28 sont disponibles), par noms d’artistes, un module de recherche et la création de playlist étant au programme des prochaines améliorations. Si les tubes anglo-américains sont bien sûr très représentés, la chanson française n’est pas en reste ; on peut trouver dans cette rubrique des artistes comme Anis, Arno, Benabar, Bazbaz, Camille, -M-, Mickey 3D, Sinsemilia ou Tété. Notez la présence de 18 listes pré-programmées regroupant des clips qui ont en commun des rythmes disco, clubbing, 80’s ou rap, par exemple. Enfin cette rubrique contient également quelques vidéos en haute définition, à savoir 4 concerts en 720p (Gorillaz, Seal, Beyonce, Robbie Wlliams).
Vous pouvez également bénéficier d’une rubrique adulte et une section Manga n’étant pour l’instant toujours pas activée. Concernant le contenu HD, le débit nécessaire pour en bénéficier semble être proche de 4 500 kbps d’après nos mesures, Free annonçant un débit minimum de 6,5 Mbps (IP). Rappelons enfin que le contenu de la plupart de ces rubriques est renouvelé périodiquement par Free.
jan 12
La concentration sur le marché de l’accès à Internet se poursuit. Ainsi, c’est sans surprise que l’on apprend aujourd’hui qu’Alice, filiale de Télécom Italia, va être mis en vente en France selon une information publiée par Le Figaro aujourd’hui. Plusieurs rumeurs avaient évoqué il y a quelques semaines un possible rachat (voir Alice n’est pas – encore – à vendre ). Malgré un plan de promotion colossal, la marque Alice n’a jamais réussi à s’imposer sur le marché hexagonal avec moins d’un million de clients quand ses trois concurrents se partagent 12 millions d’abonnés ADSL.
La mise à prix serait, selon Le Figaro, comprise entre 600 et 650 millions d’euros. Free, qui a été relégué au rang de troisième place du marché français derrière Orange et Neuf Cegetel depuis le rachat par ce dernier d’AOL, Tele2 et Club-Internet, ne devrait pas laisser passer cette occasion en or d’augmenter sa base de clients. Mais Numéricâble, très enclin à se rapprocher d’un opérateur ADSL, pourrait lui aussi se porter acquéreur. La bagarre s’annonce donc serrée pour ces 882 000 clients qui viendront gonfler le portefeuille d’Orange (6,57 millions de clients), Neuf Cegetel (3 millions) ou Free (2,62 millions).
La prochaine bataille du haut débit en France sera celle de la fibre optique, les trois opérateurs jouant des coudes depuis un an pour fibrer le plus d’immeubles possibles.
jan 08
Depuis aujourd’hui, le fournisseur d’accès Internet Club-Internet cesse d’exister de façon indépendante et se voit complètement absorber par son ancien concurrent : Neuf Cegetel. Pour rappel, Club-Internet a été créé en 1995, ce FAI a notamment remporté un succès important pendant l’époque de l’accès à internet bas débit (RTC) en France.
Les clients Club-Internet vont tous migrer vers un compte Neuf Cegetel, ils pourront toutefois conserver leur Club-Internet Box. Le service Microsoft TV est toutefois appelé à disparaître progressivement… Pour rappel, Club-Internet a été racheté par Neuf Cegetel auprès de T-Mobile pour 465 millions d’euros en juin dernier