Netactualité

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samedi, avril 19 2008

Les FAI signent une convention contre le slamming

Un an après que l'Autorité de régulation des télécoms a lancé un avertissement aux fournisseurs d'accès à Internet français, ces derniers auraient selon l'UFC Que Choisir accepté de signer une convention visant à limiter les conséquences du « slamming » sur leurs abonnés. Cette pratique, qualifiée de « sport national » par l'association de consommateurs, consiste à profiter de l'établissement d'un nouveau service télécom pour écraser les installations et services d'un concurrent.

Le slamming est plus exactement défini de la façon suivante par l'Arcep : « Quand un client, déjà abonné à un ou plusieurs services fixes (téléphone, accès DSL Internet, etc.), souscrit un abonnement auprès d'un autre opérateur, l'établissement de ce nouveau service peut éventuellement venir "écraser" un service précédent. On parle d'écrasement "à tort", lorsqu'un écrasement a lieu sans que le client ait souscrit un quelconque abonnement auprès d'un nouvel opérateur ».

Selon les termes de cette convention, les FAI signataires s'engagent à rétablir en trois jours maximum et sans frais la connexion d'un internaute dont la ligne aurait été écrasée. Une pénalité de quelques centaines d'euros pourrait également frapper les opérateurs convaincus de slamming, de façon à les responsabiliser.

Préjudiciable à l'internaute, qui risque de se retrouver pendant plusieurs jours sans connexion à Internet en cas d'écrasement, le slamming est également source de problème pour les opérateurs qui parfois écrasent une ligne en croyant bien faire. « Par exemple un client tiers peut se tromper dans la saisie de son numéro de téléphone au moment de la commande en ligne d'un nouveau service et renseigner votre numéro de téléphone. Si cette erreur n'est pas détectée, la commande est passée et automatiquement réalisée, ce qui entraîne l'écrasement à tort de vos services », explique l'Arcep.

La signature de cette convention leur permettra peut-être de formaliser les processus de création ou d'installation de ligne, de façon à ce que le nombre d'incidents recensés diminue.

dimanche, mars 23 2008

Accord Orange-ARC pour le déploiement de la fibre optique

Alors que le gouvernement annonçait il y a peu le pré-câblage des logements neufs, le problème du raccordement des logements existants à la fibre est toujours au cœur de l'actualité. Orange vient ainsi de signer un protocole d'accord avec l'Association des Responsables de Copropriété (ARC) afin de faciliter la mise en place de sa fibre dans les copropriétés affiliées à l'ARC.

Cet accord représente donc potentiellement 800 000 logements sur environ 11 000 copropriétés, mais également une certaine avancée en la matière, la progression des différents acteurs de la fibre se faisant jusqu'à présent au cas par cas. Alors que l'association UFC-Que Choisir avait conseillé l'année dernière la plus grande prudence en l'absence de réglementation, l'autorité de régulation des télécoms (ARCEP) prévoit par ailleurs de soumettre à la fin du premier semestre de cette année ses recommandations concernant l'équipement des immeubles.

A l'heure où un déploiement massif chez Free se fait attendre, les choses évoluent donc rapidement pour Orange mais aussi Numericable, qui annonçait il y a peu avoir procédé au passage de son réseau sur une infrastructure à base de fibre optique et ouvert les offres commerciales à très haut débit dans trois nouvelles villes d'Ile-de-France (voir cette news : Numericable avance sur la fibre en Ile-de-France). La mutualisation des fourreaux, voulu par Orange et par l'ARCEP, sera la prochaine étape à franchir afin d'offrir la technologie du très haut débit à un maximum de français.