fév 01
Qtrax qui devait initialement voir le jour fin 2006, est présenté comme un ambitieux service permettant à tout un chacun de télécharger gratuitement et légalement de la musique au moyen d’un réseau de type peer-to-peer. Qtrax est aujourd’hui prêt à prendre son envol, du moins sous la forme d’une version bêta. Le catalogue de ce service qui se veut parfaitement légal afficherait 25 millions de titres, soit quatre fois plus que chez Apple et son iTunes Store, en vertu d’accords passés avec les principales maisons de disque du marché. A première vue, Qtrax réunit tous les arguments nécessaires pour ringardiser le téléchargement illégal.
En pratique, le tableau risque de se révéler nettement moins idyllique, à commencer par le catalogue. Les quatre grandes majors du disque que sont Universal, Warner, EMI et Sony BMG ont en effet démenti avoir passé un accord avec Qtrax. Faute de contrat, ce dernier risque donc d’éprouver quelques difficultés à se constituer un catalogue de 25 millions de titres.
Contrairement aux services de diffusion de musique en ligne tels que Deezer ou le récent Musiline lancé par Orange et Lagardère, Qtrax ambitionne de permettre le téléchargement définitif, gratuit et légal des morceaux. La publicité s’impose alors comme la contrepartie logique pour rémunérer les ayants droits. D’après les retours des quelques utilisateurs ayant pu accéder à cette première bêta, il semblerait toutefois que le système Qtrax impose d’importantes restrictions d’usage, à commencer par l’obligation d’écouter les titres téléchargés au sein du lecteur intégré à l’application, Songbird.
En attendant que des publicités soient intégrées directement aux morceaux téléchargés via Qtrak, forcer l’utilisation du lecteur intégré à l’application permettrait au service d’en gérer la diffusion. Dans un premier temps réservé à Windows, Qtrax devrait profiter dès le mois de mars prochain d’une version Mac OS, promet la firme sur son site. Puis devraient venir l’export des morceaux vers un baladeur MP3, y compris les iPod d’Apple. Pour garantir la juste rémunération des ayants droits, Qtrax devra intégrer à ses morceaux un système de gestion des droits numériques (DRM) qui ne sera pas celui d’Apple, mais la firme assure que son système sera tout de même fonctionnel sur iPod.
oct 06
Dernièrement, le fournisseur d’accès à Internet Free a modernisé son service de mise en ligne et de partage de fichiers. Accessible pour tous les internautes, ce service proposé via l’adresse dl.free.fr permet à présent de charger, gratuitement, des fichiers (jusqu’à 10 Go pendant 30 jours) sur les serveurs du fournisseur d’accès afin de pouvoir diffuser, ensuite, auprès de ses contacts une adresse de téléchargement.
Cette offre n’est toutefois pas très appréciée par la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France). Comme on peut le voir dans ce communiqué (fichier PDF), la SPPF précise que le service de Free « va indéniablement donner un nouvel essor à la contrefaçon numérique dans un contexte où le marché du physique continue de chuter inexorablement. Cette annonce est une pure provocation alors même que des discussions se tiennent actuellement dans le cadre de la mission confiée par le Gouvernement à Denis Olivennes ».
Free n’est toutefois pas le seul à proposer un tel service, son concurrent Neuf Cegetel propose aussi une offre similaire (Neuf Giga) associée au forfait « 100% Neuf Box ». La SPPF demande que ces services soient surveillés pour contrer le piratage et ajoute que : « les labels indépendants de musique, fortement touchés depuis plusieurs années par la contrefaçon, attendent des pouvoirs publics une intervention rapide pour amener les FAI à se responsabiliser et à coopérer réellement, aux côtés des producteurs de musique, dans leur lutte contre la piraterie en ligne.
oct 05
Aujourd’hui devenu une figure incontournable de la scène musicale internationale, Radiohead inaugure une nouvelle façon de distribuer sa musique, en laissant les internautes libres de s’acquitter du montant de leur choix pour acquérir son dernier album, « In Rainbows », proposé au téléchargement à partir du 10 octobre prochain.
Sur le site dédié, l’internaute se voit proposer la réservation d’un coffret ou l’acquisition de la version numérique. Un clic sur cette dernière option ouvre une page destinée au paiement, sur laquelle ne figure aucun montant, mais un simple point d’interrogation. « It’s up to you », c’est vous qui voyez, résume Radiohead lorsqu’on le sélectionne. Il est également possible de demander à réserver une version coffret « collector », livrée début décembre, et vendue 40 livres sterling. La version CD ne devrait quant à elle pas être lancée avant début 2008.
Pour Radiohead, auto-financé, dégagé des liens qui l’unissaient à sa maison de disques EMI et fort d’une notoriété planétaire, le risque est minime, d’autant que ce pavé jeté dans la mare de la distribution musicale lui vaudra sans doute un certain succès d’estime.